Pour héberger un SaaS moderne, la combinaison qui gagne le plus souvent : Vercel pour le front Next.js, Cloud Run pour l'API NestJS. Vercel déploie votre front-end sur un réseau edge mondial sans configuration ; Cloud Run fait tourner votre back-end en conteneur, avec scale-to-zero et un contrôle total sur le runtime. Le reste est une question de coûts, de charge et de type de produit. Voici comment trancher.
Vercel : le front Next.js sans friction
Vercel est la plateforme conçue par les créateurs de Next.js. Un git push suffit : build, déploiement, CDN mondial, HTTPS, preview par branche et rollback instantané sont inclus. Pour un front-end React/Next.js, vous n'avez rien à administrer.
- Rendu SSR, ISR et edge functions gérés nativement, au plus près de l'utilisateur.
- Preview deployments sur chaque pull request : vous testez avant de merger.
- Idéal pour les sites vitrines, les dashboards et le front d'un SaaS.
- Limite : l'exécution serveur est pensée pour des fonctions courtes, pas pour un back-end lourd ou des tâches longues.
Cloud Run : l'API et les traitements lourds
Cloud Run (Google Cloud) fait tourner n'importe quel conteneur Docker et l'expose en HTTPS. C'est l'endroit naturel pour une API NestJS, une connexion PostgreSQL via Prisma, des jobs, des webhooks ou des traitements IA qui prennent plusieurs secondes. Vous gardez la main sur le runtime, la mémoire et le CPU.
- Scale-to-zero : zéro conteneur actif, zéro facture quand personne n'appelle l'API.
- Montée en charge automatique jusqu'à des milliers d'instances en cas de pic.
- Requêtes jusqu'à 60 minutes : parfait pour les traitements longs et l'IA.
- Pas de lock-in fort : un conteneur standard se redéploie ailleurs sans réécriture.
Coûts : ce que vous payez vraiment
Les deux plateformes ont un palier gratuit généreux et facturent à l'usage. Concrètement, pour un SaaS qui démarre :
- Vercel : gratuit pour un projet perso, puis ~20 $/mois par membre sur l'offre Pro. La facture grimpe avec la bande passante et l'exécution des fonctions.
- Cloud Run : facturé à la requête, au CPU et à la mémoire consommés. Un back-end à faible trafic coûte souvent quelques euros par mois grâce au scale-to-zero.
- Règle simple : tant que le trafic est faible, l'addition des deux reste sous 50 €/mois. Elle augmente proportionnellement à l'usage, pas par paliers surprises.
La bonne question n'est pas « quelle plateforme est la moins chère », mais « laquelle vous fait livrer et scaler sans y penser ».
Scaling : à froid, à chaud
Vercel absorbe les pics de trafic front sans configuration : le CDN sert le contenu statique et les fonctions montent automatiquement. Cloud Run gère la même élasticité côté back-end, mais introduit un cold start (le temps de démarrer un conteneur endormi) — quelques centaines de millisecondes, réductible en gardant une instance minimale chaude pour un léger surcoût.
Quand choisir quoi
- Front-end Next.js, site marketing, dashboard : Vercel, sans hésiter.
- API métier, base de données, webhooks, IA, tâches longues : Cloud Run.
- SaaS complet : les deux, chacun sur son terrain — c'est la stack qu'on déploie par défaut chez Khufu.
- Produit ultra-simple sans back-end propre : Vercel seul peut suffire au départ.
Chez Khufu, cette architecture Vercel + Cloud Run est celle qu'on met en production dans nos V1 livrées en 7 jours à 15 000 € : un front-end rapide, une API qui scale, et une facture d'hébergement qui reste alignée sur votre trafic réel.